LES TIQUES

 

Index

 Ils font partie des parasites externes que l'on rencontre fréquemment chez le chien. Ce sont des acariens qui se fixent sur la peau du chien (à n'importe quel stade de leur cycle de développement : larve, nymphe et adulte).

Elles grimpent sur le chien lorsque celui-ci passe dans les hautes herbes ou sous un buisson.

Après avoir pénétré la peau du chien grâce à ses pièces buccales, la tique sécrète une salive qui se solidifie et lui permet de se fixer solidement ! elle va alors se nourrir en prélevant du sang, parfois en quantité importante (quelques millilitres pour une femelle fécondée). Ce n'est qu'une fois repue que la tique peut se détacher spontanément et continuer sa vie dans le milieu environnant. Au cours de son cycle, la tique passe d'ailleurs beaucoup plus de temps dans le milieu extérieur que sur le chien, avec une prédilection pour les zones fortement enherbées, les broussailles et les sous-bois. 

Non contentes de piquer du sang, et d'occasionner de sérieuses démangeaisons à sa victime, les tiques posent de nombreux problèmes. Tout d'abord, parce que la blessure occasionnée est une voie d'entrée pour des bactéries qui vont entraîner des surinfections. Mais aussi parce que le chien infesté est susceptible de voir son immunité baisser, et qu'elles peuvent transmettre diverses maladies. Le problème le plus connu est la piroplasmose (bien que seules certaines tiques soient vecteur de cette maladie).

Si vous habitez dans une région particulièrement infestée par les tiques, votre vétérinaire vous proposera certainement une vaccination contre la Piroplasmose. Présenté comme la parade infaillible il y a quelques années, le recul a prouvé que l'efficacité du vaccin était environ de 65% et qu'en plus les anti-corps qu'il produisait, gênaient le diagnostique du vétérinaire et faisait perdre un temps précieux pour les soins.

Il faut être vigilant et surveiller l'apparition de tiques, notamment dans les situations à risque (lorsque le chien se promène en sous bois, ou en action de chasse par exemple). La toute première action que vous devriez faire chaque jour, du début du printemps aux premiers froids de l'automne, c'est d'examiner soigneusement votre chien après chaque promenade, en le coiffant à rebrousse poil, et fouiller la fourrure avec un peigne à dents serrées et vos doigts.

Un collier à l'amitraz ou des sprays et pipettes de marques recommandées par les vétérinaires, doivent être appliqués tous les mois . Attention à de nombreuses spécialités commerciales , à l'efficacité douteuse .

Si l'on détecte la présence d'une tique, pas de panique ! Tout d'abord, si votre chien a été traité de façon préventive, la tique a réussi à se fixer mais ne va probablement pas tarder à mourir. Mais il est tout de même préférable de l'enlever immédiatement. Précaution importante : enlever la tique entièrement. Il faut vous équiper d'une pince ou d'un crochet spécial, qui vous permette de saisir la tique en douceur, de la faire tourner lentement sur elle-même pour qu'elle lâche elle-même la peau de votre chien. Ainsi son rostre et sa tête ne resteront pas plantés.

Car il faut savoir qu'un arrachement brutal provoque l'émission d'un toxique de la part de la tique, qui irritera longtemps le chien et que l'emplacement de la morsure deviendra un kyste autour du rostre, pour des années. Entre parenthèses, ce descriptif est indentique pour les humains qui ne sont pas à l'abri de morsures de tiques, avec parfois de graves conséquences.

Si malgré votre vigilance vous constatez que votre chien ne mange plus, est très abattu, fait pipi couleur café, que ses gencives sont très pâles, même sans fièvre, allez le plus vite possible consulter un vétérinaire, sa vie en dépend.